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Char du futur franco-allemand : Paris et Berlin assurent que le projet MGCS est maintenu, malgré les déclarations du chef d'état-major français
information fournie par Boursorama avec Media Services 09/10/2026 à 15:56

"Le projet MGCS n'est pas terminé, il n'est pas abandonné, personne ne l'a arrêté. C'est un projet phare de la coopération franco-allemande", a expliqué Boris Pistorius.

Un char Leclerc et un VCBI. (illustration) ( AFP / MIGUEL MEDINA )

Un char Leclerc et un VCBI. (illustration) ( AFP / MIGUEL MEDINA )

Les Allemands ont-ils "quitté le projet" de char de combat MGCS engagé avec la France ? Certainement pas, ont assuré vendredi 9 octobre les ministres français et allemand des Armées, au lendemain de déclarations du chef d'état-major français estimant le programme en bout de course.

"Nous souhaitons avec mon collègue, le ministre Boris Pistorius, vous dire combien le MGCS reste un projet d'actualité", a déclaré la ministre française Catherine Vautrin aux côtés du ministre allemand au Haillan (Gironde, Sud-Ouest).

"Je suis entièrement d'accord, chère Catherine, le projet MGCS n'est pas terminé, il n'est pas abandonné, personne ne l'a arrêté, bien au contraire . C'est un projet phare de la coopération franco-allemande", a abondé ce dernier.

Jeudi, le chef d'état-major français, le général Fabien Mandon, avait estimé que les Allemands avaient décidé d'abandonner le projet, dans un contexte de grandes difficultés pour les coopérations industrielles militaires franco-allemandes, illustrées par l'échec du projet de système de combat aérien SCAF.

Interrogé par des députés sur le MGCS, Fabien Mandon a répondu : "Le résultat n'est pas bon, on espérait construire un futur char en coopération avec les Allemands, et il faut constater que malheureusement les Allemands ont décidé de quitter le projet". Il avait ajouté devant les députés immédiatement après que "ce n'est pas un échec complet, c'est un choix, allemand, important, mais nos armées de terre ont travaillé ensemble pendant plusieurs années pour réfléchir à ce que devait être un futur char de combat".

Successeur du Leclerc et du Leopard 2

Dans la soirée de jeudi, il a publié un communiqué pour tempérer son propos, estimant que "bien que décalé, ce programme est poursuivi et conserve un intérêt majeur recentré sur le développement d'une connectivité renforcée, du combat collaboratif, de l'automatisation et de la robotisation".

Le projet MGCS, lancé en 2018, est supposé accoucher du char successeur au Leopard 2 allemand et au Leclerc français aux alentours de l'année 2040.

Financé à parts égales par Paris et Berlin et mené sous direction allemande , ce programme était à l'origine conduit par KNDS, une entité créée pour l'occasion entre le Français Nexter -constructeur du char Leclerc-, et l'Allemand KMW -qui fabrique le Leopard 2. Mais l'irruption en 2019 du fabricant allemand Rheinmetall voulue par Berlin a déstabilisé l'édifice. Le groupe français Thales est aussi partie prenante. Les gouvernements ont élaboré un mécano pour les répartitions envisagées entre industriels, mais le projet n'avance pas assez vite, et est victime de divergences de conception entre Paris et Berlin.

"L'offre industrielle remise début 2026 était incompatible avec le remplacement des chars actuels, nécessaire à l'horizon 2037, et par ailleurs la partie allemande a fait le choix de lancer une étude nationale pour remplacer le char Léopard 2", a rappelé Fabien Mandon dans son communiqué.

"Le calendrier de mise en service du MGCS étant décalé vers la fin de la décennie 2040, la France a donc également fait le choix de lancer une capacité intermédiaire conçue avec les technologies les plus modernes et apte à intégrer de façon incrémentale les fonctionnalités innovantes du MGCS", a-t-il ajouté.

Pour répondre à la demande française, KNDS a présenté en juin un projet de char intermédiaire, le Capint.

4 commentaires

  • 17:14

    ET encore une fois, ce sont les ALLEMANDS qui vont ramasser la mise, car la FRANCE ne compte plus nulle part....
    La pire des choses, c'est le sacrifice de l'avion de combat que DASSAULT aurait pu faire avec les ALLEMANDS mais ce sont surtout les avionneurs AIRBUS qui ont mis des barres dans les roues car ils voulaient être leader alors qu'ils n'ont jamais construit un avion de combat.


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